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Les ONG dénoncent la réponse du gouvernement sur les études de biotechnologie
le Conseil des Canadiens

Ottawa - La dernière lettre du gouvernement sur les aliments génétiquement modifiés (AGM) est une gifle infligée aux Canadiens préoccupés par ce problème, déclare le Conseil des Canadiens. Le gouvernement fédéral a annoncé vendredi dernier un plan d'action en réponse au rapport d'un groupe d'experts de la Société Royale du Canada (SRC) sur les AGM.

« Après des mois de pressions de la part du Conseil des Canadiens et d'autres groupes en réponse au rapport de la SRC, voici beaucoup de paroles et aucune action concrète », explique Nadège Adam, chargée de campagne du Conseil des Canadiens. « Non seulement on a attendu que tout le monde soit parti pour rendre public ce rapport, mais ce soi-disant plan d'action effleure à peine la surface du point de vue des facteurs à prendre en compte pour faire face aux problèmes posés par les AGM. »

Le plan d'action est plein d'initiatives ne comportant aucun engagement, de nature surtout bureaucratique, et qui demandent des années de consultations.

De nombreuses promesses de révision de la réglementation actuelle sont formulées, mais elles ne semblent être associées à aucune action concrète visant la mise en oeuvre des recommandations de la SRC. Par exemple, le rapport reconnaît que les AGM devraient être soumises à une évaluation scientifique rigoureuse mais il est loin d'appeler à la mise en oeuvre de ce nouveau plan d'évaluation, et il ignore les recommandations du SRC quant à l'ouverture de ces cadres de test rigoureux à la communauté des experts scientifiques ou pour en confier le suivi à 'un groupe adéquatement constitué d'experts indépendants' qui indiqueraient leurs conclusions dans un forum public.

La profonde déception vient du fait que la réponse gouvernementale ne prend en compte que les futurs AGM et persiste à ignorer les risques associés aux AGM actuellement sur le marché.

« Le rapport de la SRC a clairement indiqué que la réglementation fédérale existante est scientifiquement indéfendable », précise Mme Adam. «

L'attitude responsable serait de mettre en place un moratoire sur toute autre diffusion d'AGM jusqu'à ce que soit menée à bien la réévaluation du cadre réglementaire. Les Canadiens ne devraient pas être exposés à de tels risques. »

Après le rejet du Projet de loi C-287, qui demandait l'étiquetage obligatoire des AGM, ce plan d'action est une nouvelle insulte pour des milliers de Canadiens dans l'ensemble du pays.

Non seulement notre gouvernement refuse de donner aux Canadiens le droit de savoir et de choisir ce qu'ils mangent ; il a maintenant démontré qu'il n'a guère l'intention d'agir pour rétablir la confiance du consommateur dans le système réglementaire. »

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Pour plus ample information, contactez Jennifer Story, Conseil des Canadiens
tél.: (613) 233-4487, p. 234, tél. cell.: (613) 795-8685